Le 28 avril 2025, une grande partie de l’Espagne et du Portugal s’est retrouvée sans électricité pendant plusieurs heures, à la suite d’une panne massive du réseau. Cette coupure, l’une des plus importantes que l’Europe ait connues ces dernières années, a mis en lumière les failles d’un système énergétique en pleine mutation. Elle interroge sur notre dépendance croissante aux réseaux centralisés, sur les limites d’un mix énergétique mal adapté, et sur l’importance croissante de l’autonomie individuelle grâce, notamment, aux systèmes backup avec batterie solaire.
Que s’est-il passé exactement ?
Selon Eduardo Prieto, directeur des opérations de Red Eléctrica, deux événements successifs ont précipité l’Espagne dans l’obscurité. Le premier, localisé dans le sud-ouest du pays, proviendrait « très probablement d’une centrale photovoltaïque » et aurait été maîtrisé. Une seconde perturbation a entraîné une déstabilisation grave du réseau : fortes oscillations, isolement du réseau ibérique vis-à-vis de l’Europe, et perte brutale de la production renouvelable. En cinq secondes à peine, 60 % de la production électrique a disparu. La fréquence du réseau est passée de 50 à 49 hertz, forçant les centrales à se déconnecter pour éviter des dommages majeurs.
Si certains responsables politiques ont pointé du doigt la montée en puissance des énergies renouvelables comme cause principale, Red Eléctrica tempère : « Relier un incident aussi grave à la pénétration des énergies renouvelables n’est pas correct », affirme sa directrice, Beatriz Corredor. Le gouvernement espagnol a commandé un rapport d’enquête indépendant à l’échelle européenne.
Cet incident, complexe, met néanmoins en lumière les défis d’une transition énergétique qui nécessite d’être mieux anticipée.
Une transition énergétique mal accompagnée
En 2024, 56 % du mix énergétique espagnol était assuré par des énergies renouvelables. Le 16 avril, ces dernières ont même couvert 100 % du réseau sur plusieurs heures, un record en Europe. Au moment de la panne, environ 60% de la production provenait du photovoltaïque. Mais cette réussite technique s’accompagne de fragilités bien connues : la production solaire varie d’heure en heure, et le réseau, conçu pour une production centralisée, peine à s’adapter à cette flexibilité sans stockage suffisant ou interconnexions renforcées.
L’Agence internationale de l’énergie alerte depuis 2023 : sans investissements massifs dans les lignes, le réseau risque de devenir le maillon faible de la transition. À l’échelle mondiale, 80 millions de kilomètres de câbles devront être ajoutés ou remplacés d’ici 2040.
Et la Belgique dans tout ça ? Le risque n’est pas si lointain. Notre pays s’appuie également de plus en plus sur les énergies renouvelables, avec une croissance importante du solaire photovoltaïque résidentiel. Mais le réseau belge, déjà sous tension en hiver, doit lui aussi affronter les défis de flexibilité, d’équilibre et d’infrastructure. Les ambitions climatiques européennes exigent une coordination renforcée et des interconnexions accrues pour prévenir de tels scénarios. L’Espagne agit aujourd’hui comme un miroir des enjeux que nous partagerons demain.
Des prix de l’électricité de plus en plus imprévisibles
Autre conséquence de ces déséquilibres : l’extrême volatilité des prix. Avant la panne, l’Espagne connaissait des prix d’électricité exceptionnellement bas, voire négatifs, en raison d’une surproduction solaire. Mais la déconnexion massive a provoqué une envolée brutale des tarifs, multipliés par cinq dans certaines régions. Cette instabilité rend la gestion du budget énergétique incertaine pour les ménages comme pour les entreprises. En Belgique, cette fluctuation est également bien présente. Entre pics de prix lors des vagues de froid et surplus solaire non valorisé, les consommateurs restent exposés à un marché devenu imprévisible.
L’autonomie, un enjeu de sécurité
Ce blackout massif souligne l’importance croissante de l’autonomie énergétique à l’échelle individuelle. Une batterie domestique solaire couplé à un système de backup permettent aux ménages de stocker leur propre production solaire et d’en disposer même en cas de coupure du réseau. Avec une batterie domestique, les particuliers peuvent couvrir jusqu’à 85 % de leurs besoins électriques en autoconsommation, contre 30 à 40 % sans batterie. Ce qui améliore par conséquent significativement la rentabilité de leur projet photovoltaïque tout en leur garantissant encore plus d’économies sur leur factures d’électricité.
En Europe, l’adoption du stockage résidentiel progresse rapidement : en 2022, plus d’un million de foyers étaient déjà équipés. Loin d’être un simple accessoire, la batterie solaire couplé à un système de backup devient une véritable assurance contre les aléas du réseau et les fluctuations du marché.
Vers une résilience décentralisée
L’événement du 28 avril 2025 est un signal d’alarme. Il rappelle que la transition doit s’accompagner d’une refonte profonde des infrastructures. Réseaux intelligents, interconnexions, stockage, et autonomie seront les clés d’un avenir énergétique plus stable, plus localisé et plus résilient.
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